Connaissance du mot

Les savoirs « Connaissance du mot » du programme de français 2026, année par année, tels que le programme les énonce, et les notions de Noé qui les font travailler.

  • Lexique
  • Programme 2026, p. 99-102
  1. 1

    Reconnaît et utilise des caractéristiques reliées à la forme d’un mot ou d’une expression

  2. 1.1

    Un mot possède une forme orale et une forme écrite

  3. 1.1.1

    La forme orale et la forme écrite d’environ 500 mots à enseigner sont apprises au 1er cycle

    Dans la progression de 2009 : Connaître l’orthographe d’environ 500 mots · mots les plus fréquents de la langue française

  4. 1.1.2

    La forme orale et la forme écrite d’environ 1 000 mots à enseigner sont apprises au 2e cycle

    Dans la progression de 2009 : Connaître l’orthographe d’environ 1 000 nouveaux mots

  5. 1.1.3

    La forme orale et la forme écrite d’environ 1 500 mots à enseigner sont apprises au 3e cycle

    Dans la progression de 2009 : Connaître l’orthographe d’environ 1 500 nouveaux mots

  6. 1.2

    Un mot peut être formé par dérivation : une base précédée d’un préfixe (ex. : préjugé est formé du préfixe pré- suivi de la base -jugé) et/ou suivie d’un suffixe (ex. : cuisinier est formé de la base cuisin- suivie du suffixe -ier)

    Dans la progression de 2009 : une base précédée d’un préfixe (ex. : préjugé est formé du préfixe pré – suivi de la base jugé –) · une base suivie d’un suffixe (ex. : cuisinier est formé de la base cuisin– suivie du suffixe –ier ) · autres indices (ex. : base, préfixe, suffixe, marques de genre, de nombre ou de personne)

  7. 1.3

    Un mot peut être formé par composition : forme soudée (ex. : marchepied est constitué des formes marche et pied) ou liée par un trait d’union (ex. : essuie-glace est constitué des formes essuie et glace)

    Dans la progression de 2009 : observer la construction de mots formés par composition : plusieurs formes soudées, liées par un trait d’union ou séparées par des espaces (ex. : marchepied est constitué des formes marche et pied ; essuie-glace est constitué des formes essuie et glace ; chemin de fer est constitué des formes chemin, de et fer )

  8. 1.4

    Un mot peut être formé par troncation (ex. : ciné pour cinéma)

    Dans la progression de 2009 : observer la construction de mots formés par troncation (ex. : ciné pour cinéma ), par la création de mots-valises (ex. : courriel formé de courrier et électronique )

  9. 1.5

    Un mot peut être formé par télescopage (ex. : courriel est formé de courrier et électronique)

    Dans la progression de 2009 : observer la construction de mots formés par troncation (ex. : ciné pour cinéma ), par la création de mots-valises (ex. : courriel formé de courrier et électronique ) · mot-valise (ex. : animots, coucouturière)

  10. 2

    Reconnaît et utilise des caractéristiques reliées au sens d’un mot ou d’une expression

  11. 2.1

    Un mot exprime au moins un sens propre

    Dans la progression de 2009 : il a au moins un sens propre (ex. : le premier sens de dévorer est « manger avidement, gloutonnement »)

  12. 2.1.1

    Un mot peut exprimer plusieurs sens (polysémie) (ex. : carte peut signifier « petit carton servant dans différents jeux » ou « carton illustré sur une face et utilisé pour exprimer des souhaits »)

    Dans la progression de 2009 : ses différents sens sont proches les uns des autres (ex. : carte peut être un « petit carton servant dans différents jeux » ou un « carton illustré sur une face et utilisé pour exprimer des souhaits »)

  13. 2.1.2

    Le ou les sens propres les plus fréquents des mots à enseigner sont appris en même temps que leurs formes orales et écrites

  14. 2.1.3

    Le ou les sens propres les plus fréquents d’autres mots rencontrés en classe, à l’oral ou à l’écrit, sont appris

  15. 2.2

    Certains mots expriment un sens figuré (ex. : le sens propre de dévorer est « manger avidement, gloutonnement »; un sens figuré de dévorer est « lire avec avidité »)

    Dans la progression de 2009 : il a un ou plusieurs sens figurés (ex. : un autre sens de dévorer est « lire avec avidité »)

  16. 2.2.1

    Les différents sens figurés d’un mot sont souvent proches les uns des autres (ex. : brûler un feu rouge, brûler les étapes)

  17. 2.2.2

    Des sens figurés fréquents des mots à enseigner sont appris en même temps que leurs formes orale et écrite, s’il y a lieu

    Dans la progression de 2009 : connaître le sens figuré de mots courants qui figurent dans les textes lus par les élèves

  18. 2.2.3

    Des sens figurés d’autres mots rencontrés en classe, à l’oral ou à l’écrit, sont appris

    Dans la progression de 2009 : connaître le sens figuré de mots courants qui figurent dans les textes lus par les élèves

  19. 2.3

    Certains mots qui partagent la même forme orale (homophones) (ex. : une mère (maman) et une mer (étendue d’eau)) ou les mêmes formes orale et écrite (homonymes) (ex. : un manche (partie d’un outil) et une manche (partie d’un vêtement)) expriment un sens différent

    Dans la progression de 2009 : observer que des paires de noms qui ont la même forme mais un genre différent expriment un sens différent (ex. : un manche et une manche )

  20. 2.4

    Un préfixe ou un suffixe modifie le sens du mot de base dans un mot formé par dérivation

    Dans la progression de 2009 : autres indices (ex. : base, préfixe, suffixe, marques de genre, de nombre ou de personne)

  21. 2.4.1

    Un préfixe modifie le sens du mot de base, mais ne change pas la classe de ce mot (ex. : parascolaire, qui est un adjectif comme sa base, scolaire, signifie qu’une activité se déroule dans un cadre scolaire sans relever d’un enseignement formel)

    Dans la progression de 2009 : observer que les mots dérivés peuvent appartenir à la même classe de mots que la base ou à une classe différente (ex. : parascolaire est un adjectif comme sa base scolaire ; acheteur est un nom qui dérive de la base acheter , un verbe)

  22. 2.4.1.1

    Le sens de préfixes fréquents dont dé-/dés-, in-/il-/im-/ir- et re-/r-/ré-

    Dans la progression de 2009 : observer le sens des préfixes les plus fréquents ainsi que celui des éléments savants les plus fréquents placés en début de mot (ex. : le préfixe in –, qu’on trouve dans inactif signifie « qui n’est pas »; l’élément savant franco– , qu’on trouve dans francophone, francophile , signifie « français »)

  23. 2.4.1.2

    Les nuances de sens apportées par différents préfixes placés devant un même mot (ex. : millimètre, centimètre, décimètre)

  24. 2.4.2

    Un suffixe permet d’ajouter un sens au mot de base (ex. : colle et collage sont deux noms dont le premier représente la matière et le second, l’action ou le résultat) ou de changer la classe du mot (ex. : acheteur est un nom qui dérive de la base acheter, un verbe)

    Dans la progression de 2009 : observer le sens des suffixes les plus fréquents ainsi que celui des éléments savants les plus fréquents placés en fin de mot (ex. : le suffixe –ais ou –aise , qu’on trouve dans japonais , montréalaise signifie « habitant d’un lieu »; l’élément savant –graphie , qu’on trouve dans biographie, calligraphie signifie « écrire ») · observer que le suffixe ou l’élément savant placé en fin de mot détermine la classe du mot qu’il a servi à former (ex. : le suffixe –able sert à former des adjectifs, comme effaçable, faisable, mangeable ) · observer que les mots dérivés peuvent appartenir à la même classe de mots que la base ou à une classe différente (ex. : parascolaire est un adjectif comme sa base scolaire ; acheteur est un nom qui dérive de la base acheter , un verbe)

  25. 2.4.2.1

    Le sens de suffixes qui servent à désigner les habitants d’un lieu : -ain, -ais, -ien et -ois

    Dans la progression de 2009 : observer le sens des suffixes les plus fréquents ainsi que celui des éléments savants les plus fréquents placés en fin de mot (ex. : le suffixe –ais ou –aise , qu’on trouve dans japonais , montréalaise signifie « habitant d’un lieu »; l’élément savant –graphie , qu’on trouve dans biographie, calligraphie signifie « écrire »)

  26. 2.4.3

    Certains suffixes sont fréquemment utilisés pour former des noms (ex. : -age, -eur, -té, -tion), des adjectifs (ex. : -able, -eur, -eux, -ible) et des adverbes (ex. : -ment)

    Dans la progression de 2009 : observer que le suffixe ou l’élément savant placé en fin de mot détermine la classe du mot qu’il a servi à former (ex. : le suffixe –able sert à former des adjectifs, comme effaçable, faisable, mangeable )

  27. 2.5

    Les éléments savants placés en début ou en fin de mot dans un mot formé par composition sont porteurs de sens (ex. : l’élément savant franco-, qu’on trouve dans francophone et francophile, signifie « français »; l’élément savant -graphie, qu’on trouve dans biographie et calligraphie, signifie « écrire »)

    Dans la progression de 2009 : observer le sens des préfixes les plus fréquents ainsi que celui des éléments savants les plus fréquents placés en début de mot (ex. : le préfixe in –, qu’on trouve dans inactif signifie « qui n’est pas »; l’élément savant franco– , qu’on trouve dans francophone, francophile , signifie « français ») · observer le sens des suffixes les plus fréquents ainsi que celui des éléments savants les plus fréquents placés en fin de mot (ex. : le suffixe –ais ou –aise , qu’on trouve dans japonais , montréalaise signifie « habitant d’un lieu »; l’élément savant –graphie , qu’on trouve dans biographie, calligraphie signifie « écrire »)

  28. 2.6

    Une expression est une unité lexicale formée de plusieurs mots utilisés ensemble (ex. : chemin de fer, langue de vipère)

    Dans la progression de 2009 : observer la construction de mots formés par composition : plusieurs formes soudées, liées par un trait d’union ou séparées par des espaces (ex. : marchepied est constitué des formes marche et pied ; essuie-glace est constitué des formes essuie et glace ; chemin de fer est constitué des formes chemin, de et fer )

  29. 2.6.1

    Une expression a un sens qui n’est pas toujours l’addition des sens des éléments qui la constituent (ex. : la locution tirer les vers du nez signifie « faire parler » et non « prendre des petits animaux cylindriques et mous dans la partie du visage qui abrite l’organe de l’odorat »)

    Dans la progression de 2009 : observer qu’une locution a un sens qui n’est pas l’addition des sens des éléments qui la constituent (ex. : la locution tirer les vers du nez signifie « faire parler » et non « prendre des petits animaux cylindriques et mous dans la partie du visage qui abrite l’organe de l’odorat ») · connaître le sens de locutions courantes rencontrées dans des textes · calligramme, acrostiche, proverbe, dicton, rebus, slogan, message publicitaire · s’appuyer sur le contexte (ex. : illustrations, sens du paragraphe) · consulter un outil de référence (ex. : dictionnaire, Internet)

  30. 2.6.2

    Une expression est souvent propre à une région ou à une communauté (ex. : l’expression broche à foin, qui qualifie quelque chose de mal organisé, est propre au Québec)

  31. 3

    Constate que l’usage d’un mot ou d’une expression repose sur certaines propriétés

  32. 3.1

    Certains mots peuvent appartenir à différentes classes de mots selon leurs usages

  33. 3.2

    Les déterminants mon, ton et son sont utilisés devant des mots féminins commençant par une voyelle ou un h muet (ex. : mon amie préférée)

    Dans la progression de 2009 : observer les règles d’utilisation des déterminants mon, ton, son devant des mots féminins et cet devant des mots masculins commençant par une voyelle ou un h muet (ex. : mon auteure préférée , cet adorable personnage )

  34. 3.3

    Le déterminant cet est utilisé devant des mots masculins commençant par une voyelle ou un h muet (ex. : cet adorable personnage)

    Dans la progression de 2009 : observer les règles d’utilisation des déterminants mon, ton, son devant des mots féminins et cet devant des mots masculins commençant par une voyelle ou un h muet (ex. : mon auteure préférée , cet adorable personnage )

  35. 3.4

    Le registre de langue auquel appartient un mot ou une expression désigne les contextes dans lesquels ce mot ou cette expression peut être employé

  36. 3.4.1

    Certains mots qui appartiennent à un registre familier ont un équivalent appartenant au registre standard (ex. : maman/mère) ou soutenu (ex. : boulot/labeur)

  37. 3.4.2

    Les mots tronqués appartiennent généralement à un registre familier (ex. : prof)

  38. 3.4.3

    Plusieurs expressions appartiennent au registre familier (ex. : Il s’est pété la gueule en faisant du vélo.)

  39. 3.4.4

    Un mot peut appartenir à plus d’un registre de langue (ex. : char employé dans une expression comme char allégorique appartient au registre standard; char employé dans le sens de « voiture » appartient au registre familier)

    Dans la progression de 2009 : observer qu’un mot peut appartenir à plus d’un registre (ex. : un char employé dans une expression comme char allégorique appartient au registre standard/ un char employé dans le sens de « voiture » appartient au registre familier)

  40. 3.5

    Un mot se combine de manière habituelle avec certains mots (cooccurrents) avec lesquels il apparaît fréquemment dans les énoncés (ex. : le verbe prendre est un cooccurrent du mot douche)

    Dans la progression de 2009 : observer que certains mots se combinent à d’autres de manière privilégiée (ex. : on peut dire une peur bleue, une colère noire mais non * une peur noire, *une colère bleue )

Source : Programme de formation de l’école québécoise — Français, langue d’enseignement, primaire (2026), p. 99-102. Le texte des savoirs et leur progression sont ceux du programme.

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